L’eau couleur turquoise du lac de Sainte Croix

Le lac de Sainte Croix est le plus grand des lacs de retenue créés sur le cours du Verdon dans les années 1970.

Il reçoit le Verdon et se forme au sortir des gorges, au lieu dit “Pont du Galetas“.

En aval se forme le lac, long de 14 km, large de 2, magnifiquement turquoise, tandis qu’en amont se dressent les falaises impressionantes des gorges.

A cet endroit se louent des bateaux, des pédalos et des canoës qui permettent de remonter la rivière dans ses gorges sur 3 km.
La navigation est autorisée sur le lac: voiles, barques de pêche, kayaks, à l’exclusion de tout moteur thermique. Grâce à la mobilisation de ses habitants et à la création, en 1997, du Parc Naturel Régional du Verdon, la construction est interdite sur ses rives et fortement controlée dans tout le Parc. L’environnement est ainsi préservé, propre, silencieux, l’eau de la rivière et du lac est d’une exceptionnelle pureté, les poissons y vivent en abondance, perches, brochets, truites, carpes, et même l’omble chevalier, poisson rare qui ne tolère aucune pollution.
La pêche est autorisée aux dates habituelles.

Le lac de Sainte Croix (du nom du petit village accroché sur ses rives au nord) est un joyau inégalable.
Trois bases nautiques proposent des cours de voile, des planches à voile et des bateaux.

Certaines plages familiales sont aménagées et surveillées et offrent des location de pédalo, de canoë et de kayak, mais on peut accéder librement à ses rives de tous cotés en empruntant des sentiers qui mènent à des criques et des plages agréables et sauvages.

Du fait de ses dimensions, à aucun moment de l’année le lac n’est surfréquenté.

le plateau de Valensole et Moustiers Sainte Marie

Sur son flanc nord s’étend le plateau de Valensole, vaste, plat et parcouru par les vents. Là se cultivent la lavande, le blé et traditionnellement l’amandier et la truffe noire.
On admire les immenses paysage mauves de lavande en fleur de fin juin à mi juillet, la récolte commençant autour du 14 juillet pour 15 jours. Le plateau de Valensole, avec ses 7000 hectares de lavandin fournit les ¾ du marché mondial.
Après la lavande, on cultive le fenouil, distillé à son tour pour fournir l’essence nécessaire au pastis

Entre Valensole et les collines du Haut Var, au nord-est du lac on trouve le village très singulier de Moustiers Sainte Marie.

Construit sur une épaule rocheuse au pied d’une brèche remarquable où oscille la fameuse étoile suspendue à sa chaîne, Moustiers Sainte Marie est un village de faienciers dont les techniques de fabrication remontant au XVIIIème siècle, perdurent.
Très visité, ce village mérite sa réputation.

Au sud, la Provence méridionale

Sur le flanc sud du lac, après avoir traversé une forêt de chênes blancs, on bascule en Provence méridionale: oliviers, collines sèches ou boisées de chênes vert et de pins, vignes, villages médiévaux perchés.

L’atmosphère change, on entre en pleine ruralité provençale: moulins à huile, poids public, fontaines, lavoirs…

La tradition s’impose, les fêtes villageoises se multiplient.

Les groupes folkloriques dansent en costumes pour célébrer les récoltes et les saisons.
Sur toutes les places et sous les platanes se joue la pétanque (“pé tanqué”, pieds immobiles, en provençal) places animées où se tiennent les marchés bruyants et colorés, une vie bruissante et pleine d’une riche histoire vivante se manifeste:
un monde lié à la terre.